Resumé des épisodes précédents : un seul embryon transférable. Les deux autres étaient atypiques, apparemment en raison d'une mauvaise qualité ovocytaire... 

J'ai réussi à me persuader que ce petit resistant, transféré à j3, comme ma fille, serait le bon. J'ai essayé de mener une vie saine pour lui donner toutes ses chances. J'avais des douleurs aux ovaires, des douleurs abdominales comme en début de grossesse (par contre, depuis quelques cycles, utrogestan ne me donne plus de contractions uterines ?!). 

Et puis, j'ai chopé un énorme coup de stress au boulot. J'ai fait 1000 km en 2 jours, je suis arrivée à l'hôtel à 23h et levée à 5h avec arrêt intempestif sur aire d´autoroute pour réunion houleuse et connexion d'urgence pour signer des bons à tirer d'impression. Bref, je vais pas raconter ma vie, mais, après cet épisode, je n'ai plus rien ressenti. 

A j-3, j'ai commencé à avoir des pertes (rouges, je précise) de plus en plus importantes. Et surtout, le symptôme qui ne trompe pas chez moi : j'ai commencé à faire le ménage de fond en comble. En voyant ça, Mon mari qui me connaît par cœur a compris que c'était cuit. Le 13eme traitement n'aura pas été le bon.

J´ai fait un tg, négatif, à j14. Histoire de pouvoir arrêter utrogestan. J'ai refusé la prise de sang. Ras le bol d'attendre dans les labos avec ma fille, de sortir la carte vitale. Évidemment, j´ai omis de donner cette précision à mon médecin. 

Il semblait s'attendre au resultat. il m´a dit que ce n'était pas bon signe par rapport à ma réserve ovocytaire (déjà basse il y a 4 ans) et m'a prescrit l'amh. J'ai apprécié son honnêteté, j'ai encaissé. Ça fait quand même un coup.