en attendant d'attendre

01 février 2012

De retour

De retour après presque 3 mois d'absence... Tout d'abord un grand merci pour tous vos commentaires, félicitations et autres compliments bien agréables, même si je crois avoir répondu à tout le monde. Je voulais vous dire que cela m'a énormément touchée.

Si je ne suis pas revenue ici, c'est parce que je ne savais pas comment exprimer les fortes émotions que j'ai ressenti depuis le 4 novembre sans risquer d'en agacer plus d'une. Comment décrire cet amour-là qui se renforce de jour en jour, cet amour tellement fort et apaisant... Je trouverai aussi indécent de parler de ces moments moins faciles... et puis ce ne sont que petits tracas, rien à voir avec le bourbier de la pma.

Alors, en quelques mots, nous sommes comblés. Nous sommes totalement gâteux devant notre fille que nous trouvons tour à tour éveillée, joufflue, malicieuse, nerveuse, craquante, attentive, curieuse, tonique, rigolarde, joueuse, mignonne, persévérante, casanière,...  

De mon côté, je ne me suis pas sentie aussi bien depuis des années. Je suis sur un nuage. Je reprends le boulot lundi tandis que la petite tortue ira à la crèche, mais même pas mal... Je vous dis, il y a là dans cette maternité (du moins dans la mienne) quelque chose d'infiniment apaisant).

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14 novembre 2011

Violaine

Violaine est née le 4 novembre. Une petite souris calme et gloutonne de 2,5 kg.

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Accouchement... long avec césarienne au bout, mais oublié dès le moment magique de son premier cri, ou plutôt hurlement ! Je viens raconter ces premiers jours très vite.

Je pense fort aux galériennes qui sont toujours sur ce chemin qui semble parfois interminable et sans issue. Je vous souhaite de connaître cet immense bonheur très vite.

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25 octobre 2011

L'heure du bilan

Nos Tatafloute et Ladypirate ont accouché ! Ca sent la fin de la grossesse pour moi aussi... L'heure du bilan...

Je retrouve les dix commandements, les "jamais au grand jamais de la grossesse" rédigés lorsque j'étais encore en PMA, et je suis assez fière car je crois les avoir respectés :

- Je ne débiterai sans pudeur des détails sur mon confort intestinal, mes gerboulades, mes secrétions intimes ou la couleur de mes kleenex usagés sous prétexte que mon corps de femme enceinte est sacré et pur

- Je ne répondrai sèchement à une question con ou bateau sur la grossesse (j’en ai posé tellement, n’étant pas très à l’aise avec le sujet… je sais qu’une réponse cinglante, même sensée, peut faire très mal)

- Je ne porterai un tee-shirt ou une robe de femme enceinte avec une inscription a la con (Ca va du « Bébé arrive en novembre » à « non, j’ai pas abusé de la tartiflette » …)

- Je ne soufflerai jamais d’impatience en maintenant mon gros ventre en particulier dans un cabinet de médecin (on ne sait jamais à côté de qui on se trouve…)

Dans la foulée, j'avais aussi anticipé sur les "jamais au grand jamais" premier âge : c'est bien, ça me fait un rappel pour les semaines à venir !

- Je ne ferai porter à mon enfant des fringues avec des inscriptions à la con (« J’aime déjà maman »)

- Je ne changerai mon gamin sur les canapés ou les beaux dessus de lit des autres

- Je ne laisserai trainer couches ou lingettes pleines de m…

- Je ne laisserai mon gamin la bouille dégueu après son repas, ou le nez morvouilloux… en disant : « c’est de la bave d’ange »

- Je ne prendrai pas de photo de mon enfant avec de la bouffe étalée sur le visage

En écrivant ça, je passe sûrement pour une maniaque; je dois l'être un peu !

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11 octobre 2011

La PMA au coin de la rue

Je l'ai retrouvée là où je pensais le moins la trouver. Hier, RDV "allaitement" chez la sage-femme. J'arrive pile à l'heure, ma co-parturiente avec qui je dois suivre la "leçon" est déjà installée dans la minuscule salle d'attente et feuillète un magazine de déco. Au bout de 2 minutes, je lui demande si elle vient pour l'allaitement. "Oui" me répond-t-elle, aimable comme une porte de prison et retournant illico à son magazine. Moi qui fait des efforts pour sympathiser avec les femmes enceintes dont je me sens souvent si éloignée, cela m'apprendra !

Je décide de patienter sagement, en silence, donc. Enfin pas tout à fait en silence car la porte de la salle d'attente est plus que mince et on entend absolument tout ce qui se dit dans salle de consultation. Rapidement, on comprend que la sage-femme est en séance de "conclusion" avec une future accouchée. Elles reviennent sur son parcours. Malgré le livre que j'ai ouvert pour combler l'attente, des bribes de phrases m'empêchent de me concentrer sur ma lecture : "est-ce qu'on va en parler à l'enfant",... rapidement, même sans vouloir écouter ou entendre, les mots "fiv", "pma", "5 ans d'attente" se distinguent. Cette jeune femme évoque sa souffrance d'une voix douce et posée. 

A côté de moi, ma co-parturiente s'impatiente. Elle tourne les pages de son Côté Sud avec vigueur, elle souffle comme un brontosaure (d'autres aspects de son physique rappellent l'animal préhistorique - je ne vous dirai pas lesquels), laisse même échapper un léger "Putain". Je fais comme si de rien était, faisant mine d'être plongée pendant tout ce quart d'heure dans la page 62 de mon bouquin.    



En réalité je ne perds pas une goutte de la discussion qui se déroule en consultation : cela parle maintenant adoption, mauvaise expérience lors des réunions d'information, de l'idée d'adoption qui revient vers la fin de la grossesse. Je me sens tellement proche d'elle : ses mots pourraient être les miens.

Quand elle sort de la salle, je regarde bien son visage. Peut-être un jour, si je la recroise dans le quartier, aurai-je le courage d'aller lui parler. Le courage que je n'ai pas eu pour dire à ma co-parturiente : "Cette femme a attendu 5 ans, alors toi tu peux bien patienter un quart d'heure...".

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28 septembre 2011

A-R-R-E-T-E-E

Pendant des années, j’ai regardé avec envie mes collègues féminines partir en congé maternité. Boucler leur dossiers, ranger leur bureau, éteindre leur ordinateur, saluer les collègues avant de s’absenter pour 4 longs mois. Ca y est, mon tour est enfin venu.

Et je l’apprécie à mesure de son attente… et j’ai même pris le congé pathologique … Oui, moi qui confond « conscience professionnelle » et « exploitation », j’ai été jusqu’à demander à mon gynéco le congé pathologique… enfin, sous l’œil insistant de mon mari.

Je me demandais l’effet procuré par cet espace-temps si particulier, enfin, surtout celui qui précèdela naissance. Pasd’horaires, pas de contrainte, plus de jours, plus de différence entre semaine et week-end… Tout cela en étant payé et en ayant la sécurité de l’emploi… Copines pmettes, je n’attends qu’une chose, que vous connaissiez aussi et vite cet état de grâce.

Je peux maintenant organiser mon temps à loisir, traiter par le mépris ces insomnies qui me tiennent éveillée 3 heures chaque nuit… puisque je peux dormir ou somnolerla journée. Ily a certaines journées où je ne fais que ça ! Sans exagérer…

Néanmoins, il faut bien se rendre à l’évidence : si je ne me sentais plus bonne à grand-chose au boulot, je ne le suis plus non plus dansla vie. Audébut de mon arrêt, il y a 10 jours, j’ai dressé une liste des tâches importantes et indispensables que je voulais accomplir pendant mon arrêt, cela va de l’élimination des inévitables nids à bordel qui se sont formés inexorablement dans chaque pièce de la maison au fil des années, jusqu’à la constitution du trousseau de maternité, en passant par les « ateliers manuels » sympas : fabriquer un tour de lit, etc. Mais soyons honnêtes : en 10 jours, la liste guère avancé… je suis au ralenti. Il faut que je me fasse à ce nouveau rythme et que j’arrête de m’imposer ces challenges débiles… Que je sorte de la dictature de « l’utilité ». Je fabrique un bébé et cela se suffit en soi.

En tous les cas, je vais profiter du début de mon « vrai » congé maternité (après le patho), pour passer une semaine à la capitale auprès de ma famille. Une semaine de vacances « seule », cela risque de ne plus m’arriver avant bien des années, alors je vais en profiter pour faire la grande tournée des amis…

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01 septembre 2011

Point à 30 SA

Comme promis un « point grossesse » à la 30ème semaine révolue… J’ai pour l’instant une grossesse « de rêve » : je ne souffre pas trop de la chaleur (heureusement, car on a eu des 39° à huit heures du soir cette semaine !!!) et me sens encore peu handicapée par mon ventre. Je peux encore faire de la natation et du vélo. Je ne dors certes plus très bien, mais rentrant juste de vacances, je ne me sens pas fatiguée pour autant. Et puis… niveau mental, c’est le beau fixe.

C’est très net : les moments de désespoir et de déprime étaient bien liés à la PMA, ce n’était pas « l’arbre qui cache la forêt » (= comprendre une vieille névrose qui rôde) comme certaines personnes me le suggéraient fréquemment. Je suis passé presque en un jour de l’ombre à la lumière.

Cet été on s’est souvent demandé avec mon chéri comment nous aurions vécu ces vacances sans ce bébé… Difficilement, assurément ! Dans notre groupe de copains, quatre bébés en bas âge peuplaient la plage, envahissant les conversations… Certes, nous n’aurions pas programmé 15 jours de vacances dans ce contexte, mais de toutes façons, ILS sont partout : trois naissances dans ma famille en juillet, encore un apéro avec deux bébés cette semaine… Nous n’aurions pas pu les éviter et cela aurait été très délicat.

Sinon, on commence déjà à s’impatienter de voir arriver notre petite chérie… Je ne pense pas vraiment à l’accouchement… j’ai rencontré la sage-femme, mais je ne commencerai la préparation qu’au début de mon congé maternité. Beaucoup m’ont conseillé l’haptonomie, le chant prénatal, le yoga, les cours en piscine, la sophrologie… Honnêtement, me retrouver dans un groupe ou avec un praticien pour parler grossesse ne me fait absolument pas vibrer !

Je crois que j’ai déjà passé trop de temps à parler et pratiquer ce genre de choses avantla grossesse. Maintenantque le bébé est là, « on » se suffit à nous même… C’est drôle à dire, mais je le ressens vraiment ainsi. Elle gigote tellement que j’ai l’impression de communiquer avec elle en permanence. Aux petits coups du début ont succédé les grandes manœuvres : elle doit prendre de la force et j’ai le sentiment de la sentir « rouler » à l’intérieur de moi. Je sens parfois distinctement un pied, des petites fesses, une épaule ( ?) pointer à quelque endroit de mon ventre : je me trompe peut-être complètement sur ces parties de son anatomie, mais en tous les cas cela aide bien à se représenter mentalement le bébé à naître... Quel bonheur le soir de me lover dans mon lit et de savoir que je vais la sentir bouger dans tous les sens.

J’attends maintenant avec impatience le cap des 32 semaines : la date à laquelle notre petite fille sera « finie » et pourra arriver sans problème…

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21 août 2011

Les langues se délient

Depuis les premières annonces, j'ai pu me rendre compte que ça devait papoter sévèrement dans notre dos pendant la pma.

Il y a d'abord les "On est vraiment VRAIMENT contents pour vous !!!", avec gros regards entendus, comprendre : "On sait ce que vous avez traversé". Cela venant de personnes avec qui on a jamais parlé de nos difficultés. Cela ne me gêne pas plus que ça, au contraire je trouve cette marque d'attention plutôt sympathique, mais j'élude le sujet. Si c'est une ouverture pour qu'on en parle, je la referme illico ! On est pas chez Jean-Luc Delarue pour étaler nos misères passées. C'était pendant qu'on avait besoin d'en parler... Si ces personnes avaient alors eu le courage ou l'occasion d'aborder le sujet lorsqu'il était d'actualité, j'en aurais sûrement parlé, mais plus maintenant. 

Ensuite il y a les langues qui se délient dans la famille. A Pâques, alors qu'on vient d'annoncer à la famille de mon mari notre bonne nouvelle, ma belle-mère nous lâche que mon mari (aîné de la famille) a été attendu 2 ans... et la petite dernière... plus de 5 ans ! Je trouve ça étrange qu'ils ne nous aient jamais dit ça...  Je savais qu'une de ses soeurs (tante de mon mari) avait eu des difficultés à avoir son enfant, qui est resté enfant unique à son grand désespoir, mais j'ignorais ces difficultés du côté de mes beaux-parents.

Plus récemment, en parlant avec la grand-mère de mon mari, elle m'annonce qu'elle a pris du Distilbène pour toutes ses grossesses (9) !!! Elle n'avait pas de pathologie particulière, mais à l'époque tout le monde en prenait ! 

J'hallucine complètement sur ces révélations : jusqu'ici, je regardais jalousement ma belle-famille qui pond à un ryhtme effrené, mais finalement ils étaient déjà si nombreux à la génération précédente que c'est peut-être une illusion d'optique. Avec mon mari, on se sentait souvent bien seuls et finalement, on ne l'est peut-être pas tant que ça... Il n'y a peut-être aucun lien entre ces différents cas, le distilbène et le nôtre... Il y a aussi un oncle de mon mari qui a eu un cancer des testicules : cela peut-il être lié ?

Sinon, pour revenir à la situation présente, la grossesse se déroule toujours super bien. Je suis "en forme" à tous les sens du terme : je reviens vite vous donner plus de détails. Bises à toutes       

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06 juillet 2011

500 grammes de fillette

Je me balade désormais avec ma grossesse en bandoulière, bien visible : le doute n'est plus permis... et chaque jour j'hallucine devant mon profil, je n'en reviens pas d'y être arrivée. Tous les matins, je vérifie si ma bosse est bien là (si elle ne s'est pas manifestée plus tôt par de petits coups) et mon chéri aussi.

C'est quand même miraculeux ces 500 et quelques grammes de fillette qui me changent la vie. Répondre "Tout va bien" sans la moindre hésitation, sans la moindre arrière pensée, sans la moindre amertume à la question quotidienne. Dire que "la grossesse se passe super bien", être normale. Je le dis tout net à ceux qui suggéraient, lorsque je me sentais au fond du gouffre, qu'il n'y avait peut-être pas "que" la PMA, mais sûrement une souffrance bien plus profonde pour me mettre dans un état pareil. Ben non, ce mal là, cette absence là vous ronge bel et bien... heureux, ceux qui ne le connaissent pas.

A présent, cette souffrance me semble loin. Jusqu'à il y a quelques semaines, lorsque j'annonçais ma grossesse à des personnes ne connaissant pas notre parcours, je ressentais comme un malaise. J'avais le du mal à dissocier la grossesse de la PMA. J'ai maintenant passé un cap... et peux en parler, y penser sans arrière pensée. Cela me semblais totalement impossible, mais ça l'est : encore quelque chose de magique.

Sinon, je n'oublie pas les galériennes. Hier, je suis allée au cabinet PMA pour l'écho morpho : j'avais choisi le seul haut de ma garde-robe qui laisse encore un doute entre grossesse et grosse tout court... Tout ça pour vous dire que je vous lis régulièrement. Mon tour sur les blogs commence invariablement par un check up de la partie haute de la colonne que vous voyez à droite... Et je caresse l'espoir trop souvent déçu de découvrir une très bonne nouvelle chez Monsieur bébé, Snow, Belle bretagne, Madeline, Petit Trésor, Plume, Bleu d'orage, Kiki et Bubu, Waiting woman, Nanouille, Chou...

Je pense à vous les filles

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11 juin 2011

Le sexe de l'ange

C'est bien une petite poulette qui fait des galipettes dans mon ventre !!! Pour la première fois nous l'avons vu vraiment bouger à l'écho, tant et si bien que le médecin a mis du temps à déterminer le sexe. Il faut dire que nous n'étions qu'à un peu moins de 4 mois de grossesse.

Depuis l'écho des 12SA, j'avais l'intime conviction qu'il s'agissait d'une fille : j'avais même réussi à en persuader le père ! De ce fait nous étions pressés de savoir car si cela avait été un garçon, il aurait fallu changer notre représentation du bébé et accessoirement, changer quelques fringues que j'avais déjà commencé à acheter : oui, je sais, c'est osé... Mais bon, j'avais une chance sur 2 d'avoir raison après tout, et quand on a traversé les champs de probabilité de la PMA, on sait bien qu'une chance sur 2, c'est énorme !

Quand je parle de la représentation du bébé, le fait de connaître le sexe la fait drôlement évoluer. C'est impressionnant. J'ai maintenant l'impression d'être avec un petit être qui m'accompagne partout. Je prends un bain avec ma fille, je vais manger un fruit pour donner des vitamines à ma fille, on va se poser un moment sur le canap avec ma fille... D'ailleurs, rien que de penser "ma fille", "ma petite poulette", je fonds de bonheur. Cela aurait sans doute été la même chose si elle avait été un garçon, je veux juste dire que depuis cette écho, le foetus est devenu une petite personne à part entière.

Et depuis que je ressens régulièrement ses mouvements, c'est encore plus flagrant. Le soir, je vais m'allonger avec bonheur, en attendant tranquillement qu'elle vienne "frapper à la porte". C'est magique.

Bon allez, j'arrête là l'étalage de bonheur !!! Je pense bien fort à vous : je suis moins présente ici, mais je continue à suivre vos trajectoires en sous-marin... je guette les bonnes nouvelles qui se font malheureusement trop rares sur la blogo. Il y a quand même deux beaux +++ chez notre Marlysa Luciole et Lola, n'oublions pas de nous réjouir des bonnes choses.  

 

 

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31 mai 2011

Et vous, tu m’aimes ?

 Cet après-midi, je me suis offert un petit bonheur, le CD de Brigitte, Et vous, tu m’aimes. Deux filles épatantes, deux filles d’aujourd‘hui. Deux voix rauques et chaudes qui s’accordent magnifiquement sur des sonorités chaloupées… et puis surtout des textes qui sortent du commun : drôles, beaux, simples, piquants. Et parmi ces pépites, l’une d’elle m’a immédiatement touchée en plein cœur. C’est des larmes plein les yeux que j’ai écouté pour la première fois cette chanson qui, en quelques mots, résume si bien la souffrance profonde du « mal d’enfant » : "Je veux un enfant".

Je vous laisse découvrir ça par vous-même. A écouter un jour de désespoir pour purger sa tristesse et aller au bout du bout… En remède, vous pourrez écouter les autres chansons de l’album, pas tristes du tout, où ça parle de mecs, de mecs, de mecs… Merci les Brigitte !

 

Bises les filles. Je reviens bientôt pour un « point scoop » sur le sexe du petit ange… Mystère…

 

 

Je veux un enfant, je veux un enfant

Je veux dans mon ventre, sentir le sang, la vie dedans, je veux un enfant

Passe 28 jours, les doigts croisés, j'attends mon tour

Puis sur mes dessous, le sang revient, comme toujours.

Je me sens bien seule, je ferme ma gueule quand autour de moi,

Toutes les cigognes frappent aux portes, sont passées par là.

J'ai envie d'hurler, j'ai envie de pleurer, je m'accroche à ton cou.

Qu'est ce qu'ils font les autres?

Qu'est ce qu'ils ont les autres de plus que nous ?

 

Je me fous des discours, des mots qui rassurent, des professionnels.

Connaissez-vous la peine d'une femme qui rêve d'être mère ?

La belle je sais faire

La conne je sais faire

La cuisinière aussi.

La fille je sais faire

La pute je sais faire

Mais pas donner la vie

Je veux un enfant, Je veux un enfant

Je veux dans mon ventre, sentir le sang, la vie dedans, je veux un enfant

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